10.500 tonnes d'hydrocarbures sont arrivees:

La société comorienne doit impérativement honorer près de 20% de la livraison pour espérer un renouvellement de la cargaison. Cette main généreuse pose le problème crucial de la refonte urgente des sociétés d'Etat. Maintenant ou jamais.
L'or noir est arrivé au port de Moroni. Près de 10.500 tonnes d'hydrocarbures, répondant à la demande intérieure de plus de 45 jours, de l'essence, gasoil et jet. La société comorienne des hydrocarbures à Moroni a rempli à ras bord ses citernes et a du recourir aux citernes de Ndzuwani pour décharger le reste de la cargaison. A l'origine de cette cargaison inattendue, deux amis des Comores, le ministre de l'intérieur d'Abou Dhabi et le prince du Koweït ont mobilisé 10 millions de dollars pour acheter ce premier chargement. C'est la société Emiraties National Oïl Company (Enoc) qui est devenu le nouveau fournisseur de la Sch, après plusieurs tentatives infructueuses de la société comorienne auprès de Total, Metro Pétrolum et la République d'Iran.
Cette bouffée d'oxygène a été rendue possible grâce à Bachar Kiwan, omniprésent homme d'affaire libanais, qui intervient encore une fois pour voler au secours des Comores. Bachar n'est autre que le Pdg de Comoro Golf Holding, à la tète de la Banque commerciale du commerce, de l'hôtel Itsandra, de Jannat Comores (projet touristique de Bangwa Kuni) et du journal Al-Balad Comores. Pour monter l'opération de secours pétrolier aux Comores et fournir les hydrocarbures, le Pdg de Comoro Golf s'est appuyé sur le prince d'Abu Dhabi et le principe du Koweït, deux amis des Comores, tous deux impliqués dans les investissements annoncés aux Comores par le Holding de droit comorien.
''Mais l'enjeu de cet appui, déclare le vice président Idi Nadhoim, réside dans le respect des termes contractuels qui lient la Sch, Enoc et les deux investisseurs''.
Une urgence mortelle
Le vice-président Idi Nadhoim précise que ''la société comorienne doit impérativement honorer près de 20% de la livraison pour espérer un renouvellement de la cargaison''. Un contrat avantageux qui transite par la banque postale des Comores, au lieu de la banque centrale comme il a été suggéré au départ.
Mais au centre de la pénurie des produits d'hydrocarbures et de la faillite de la Sch, se trouve la société de l'eau et de l'électricité qui continue à s'approvisionner en gasoil, tout en étant dans l'incapacité structurelle de régler ses factures, passées et présentes.
Le déficit structurel au kilowattheure est évalué à 200 francs. Si les raisons du gouffre financier qui plombe la Ma-Mawe se trouvent aussi et surtout dans le prix élevé des hydrocarbures (qui représentent 65% des charges de l'entreprise), il se creuse aussi à cause de la gratuité du service pour l'éclairage public, le niveau élevé des pertes aussi bien technique (14%) que les fraudes massives connues (23%). Toutes ces raisons nocives créent une réaction en chaine, entrainant dans son sillage funéraire la société fournisseur du gasoil, la Société comorienne des hydrocarbures. Le sort des deux sociétés est intimement lié : la première ne peut être secourue sans que l'Etat, principal actionnaire, n'apporte des solutions définitives à la seconde. La Ma-Mwe est maintenue trop longtemps sous perfusion financière de l'Etat, bénéficiant d'un prix préférentiel du litre du gasoil. La puissance installée est de 18 Mw, mais la puissance disponible ne dépasse pas les 8,4 Mw, alors que la demande de pointe se situe à environ 10 Mw. La Ma-Mwe est réduite à produire une énergie de 30 060 Mw en moyenne mensuelle pour une consommation de gasoil de 871 965 litres.
Les hydrocarbures aujourd'hui sauvés in extremis par une intervention somme toute singulière et inédite en la matière. Les excuses et les raisons abracadabrantes souvent avancées pour expliquer les faillites ne seront plus tolérées du seul fait que la main tendue aux hydrocarbures est trop généreuse pour laisser passer cette chance de redresser la boite et d'assurer son autofinancement.
En fait, c'est encore une fois la refonte des sociétés d'Etat qui est en jeu. Maintenant ou jamais.

Ahmed Ali Amir
Source : Al-watwan, 31 octobre 2008

# Posté le vendredi 31 octobre 2008 19:55

“Nouvel” hôtel Itsandra 85 pour cent des travaux de réfection sont déjà effectués

Avec son intention de transformer Itsandra Beach en un établissement de 4 étoiles au tout début du mois prochain, Comores Gulf Holding met sur les rails un de ses premiers grands projets d'investissement aux Comores. Tout le monde souhaite que tout ce ''remue-ménage économique'' soit un espoir de résorption du chômage, lequel dépasse les 20 pour cent de la population active.
A l'heure actuelle quelques quatre vingt employés, les ouvriers des travaux de réfection inclus, sont embauchés et ils ne semblent pas se plaindre de leurs conditions d'emploi.
Prévue pour le début du mois de novembre, l'ouverture de l'hôtel Itsandra Beach ''n'attend que l'accomplissement de quelques travaux de finition'', confie M. Akl, un représentant de la société Comores Gulf Holding et gérant de l'établissement. Pourtant, le spectacle affiché par les débris de matériel de construction sur le sol, ainsi qu'une partie des bungalows non achevés, semble infirmer la vision du patron. Mais un employé de ce qui va être un des plus grands hôtels du pays appuie l'optimisme du boss : ''Le patron parle de 85 pour cent les travaux effectués, moi je les estime à 90''. En fait, il ne resterait ''que ces bungalows à talocher et peindre, puis c'est tout. Le déblayage des lieux, c'est une question d'heures''.
Ainsi, avec son intention de faire d'Itsandra Beach un hôtel de 4 étoiles au tout début du mois prochain, Comores Gulf Holding met sur les rails un de ses premiers grands projets d'investissement aux Comores. Celui-ci sera suivi, comme annoncé par le patron du cartel, M. Ali Kazzma, par l'ouverture ''très prochaine'', assure-t-on, d'une Banque Fédérale du Commerce, d'une compagnie aérienne et d'un quotidien d'informations générales AlBalad.
Pour nombreux de nos compatriotes, ce ''remue-ménage économique'' reste avant tout un espoir de résorption du chômage, lequel dépasse les 20 pour cent de la population active. C'est pourquoi, à l'approche du terme fixé pour l'ouverture du complexe hôtelier, beaucoup spéculent sur les méthodes de recrutement et du nombre d'employés souhaités au sein de l'établissement. Un bruit court selon lequel l'hôtel recrutera par concours ses futurs employés. Une rumeur démentie par Addy Akl selon qui il n'a jamais été question de passer par un examen pour embaucher. ''D'ailleurs, le personnel de l'hôtel est déjà'', assure-t-il. Un recrutement qui s'est fait à travers une étude, suivie d'une sélection des dossiers des candidats.
L'hôtel compte à l'heure actuelle quelques quatre vingt employés, les ouvriers des travaux de réfection inclus. Ces derniers ne semblent pas se plaindre de leurs conditions d'emploi. Se confiant - tout de même - sous l'anonymat, l'un deux reconnaît que le traitement des salariés n'est pas spécial. ''Juste de quoi vivre à la comorienne'', lance un ouvrier.
Sardou Moussa
Source: Al-Watwan - 20 octobre 2008
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 20 octobre 2008 19:12

La crise financière mondiale: Les conséquences de cette crise dans un petit pays comme les Comores.

Toutes les grandes places financières affichent des baisses impressionnantes. Il n'y a plus de crédit sur le marche financière c'est à dire que les entreprises ne peuvent plus se développer, l'emploi va avoir des difficultés, la consommation va baisser et les prix vont augmenter. C'est un scenario très pessimiste dans l'économie mondiale et particulièrement dans les pays pauvres comme le notre ou le système bancaire est tres étroit et est compose de deux banques commerciales: la BIC et EXIM Bank, deux filiales de banques étrangères auxquelles ils convient d'ajouter les services financiers de la société Nationale des Postes et des Services Financiers et deux réseaux de caisses mutualistes décentralisées (SANDUK et MECK).

Cette crise a commence depuis l'année dernière, il s'est jouer sur le marche des Subprimes, ce sont des prêts hypothécaires a taux variables. Ces prêts de mauvaises qualités ont été distribues de façon irresponsables par des banques a des familles américains modestes pour qu'elles achètent une maison. Malheureusement beaucoup de familles n'ont pas pu rembourser et se sont retrouvées dans la rue et ca concerne des millions d'américains. Les maisons étant difficiles a revendre et les prix se sont effondres. Les établissements spécialises dans le crédit immobilier ont fait faillite d'ou les banques qui ont avances de l'argent aux établissements spécialisés n'ont pas été rembourses et craquent a leur tour. Cette crise s'est étendue à toutes les banques du monde parce que toutes les banques sont interconnectées. L'avenir va être plus grave puisque la crise va s'étendre sur l'économie réelle a partir du moment où les banques sont piégées et qu'elles ne peuvent pas faire du crédit.
Aux Comores l'Etat a le monopole sur le Riz et le Carburant. L'Etat étant incapable d'autofinancer les achats de ces produits a toujours recours a des prêts auprès des Banques de la place, la BIC ou EXIM Bank. Ces deux banques ne sont pas a l'abri des difficultés que connaissent les banques du Monde entier si bien que ces banques sont des filiales de banques Français et Américaine. Imaginons un instant que les Comores n'arrivent pas à ouvrir une ligne de crédit auprès de ces banques pour acheter le riz et le carburant? Le gouvernement comorien doit prévenir une absence de prêt et une augmentation des prix du riz et du carburant sur la marche mondiale et prendre les mesures qui s'imposent pour une telle éventualité. Dans cette période d'inquiétude, le gouvernement doit annoncer des mesures garantissant la sécurisation des petits épargnants surtout dans les mutuelles (SANDUK et MECK). Des jours de plus en plus difficile sont devant nous et je suis convaincu que le gouvernement Comorien n'a pas compris le danger que cours notre pays dans cette crise qui leur semble tres lointaine.

www.comoreco.skyrock.com.

# Posté le vendredi 17 octobre 2008 02:55

Le ministre comorien de la fonction publique veut réduire la masse salariale

APA-Moroni (Comores)
Le ministre de la Fonction Publique (FOP), Ahmed Abdou, affiche de plus en plus son intention de réduire sensiblement la masse salariale des agents de l'Etat pour l'adapter aux possibilités budgétaires de l'Union des Comores.

A ce jour, la masse salariale s'élève à 2,4 millions d'Euros par mois alors que les recettes mensuelles ne sont que de 1,6 millions d'Euros, soit un gap de 800 000 Euros.

« A ce rythme, les Comores courent vers la catastrophe », a déclaré le ministre de la FOP au cours d'une conférence qui a réuni mardi les chefs des départements chargés de la gestion du fichier des fonctionnaires comoriens.

A cette occasion, un train de mesures destinées à limiter cette augmentation exponentielle des salaires de l'Etat ont été prises, notamment l'arrêt temporaire des recrutements, le renforcement des contrôles physiques dans les divers services publics pour débusquer les fonctionnaires fantômes, un contrôle rigoureux des diplômes ou encore la mise en place de cadres organiques.

Il faut dire qu'aux Comores, l'approche d'une échéance électorale offre l'occasion aux politiques de recruter à tour de bras pour des calculs purement électoralistes.

Selon un agent de la FOP, le nombre de recrutements opérés sur l'île d'Anjouan entre 2007 et 2008 a atteint un pic inimaginable.

# Posté le jeudi 16 octobre 2008 01:37

Comores : Une compagnie nationale dans le ciel comorien avant fin 2008

Comores : Une compagnie nationale dans le ciel comorien avant fin 2008
Moroni, Comores – Une compagnie aérienne privée de droit comorien a vu le jour samedi à Moroni, au terme d'un accord de partenariat signé le même jour par le vice-président des Comores en charge des Transports, Idi Nadhoim, et Ian Patrick, le directeur des projets d'AREF Investissement Group, une compagnie koweïtienne.
A l'issue de la signature du protocole d'accord, M. Nadhoim a exprimé sa satisfaction de voir les Comores se diriger vers la sortie d'un enclavement "qui les a longtemps desservies".
"Nous sommes en droit d'espérer qu'avec notre nouveau partenaire, nous pourrons relier facilement nos îles et nous rapprocher davantage des pays de la région", a déclaré le vice-président comorien, remerciant chaleureusement ses hôtes koweïtiens.
Deux appareils DASH8 de fabrication canadienne entreront en service avant la fin de l'année, a assuré Ian Patrick, précisant qu'outre des vols intérieurs, la nouvelle compagnie, Comoro Islands Airline, se propose de relier l'archipel à la Tanzanie, au Kenya, à Madagascar et à d'autres pays de la région dans un premier temps.
Notons que le groupe d'investissement koweïtien AREF, qui intervient dans plusieurs secteurs d'activités, dont celui du transport aérien et de la banque, entre autres, est considéré comme l'une des principales institutions financières de la région du Golfe et bénéficie du soutien de la Banque centrale du Koweït.
Moroni - 06/09/2008
Pana

# Posté le dimanche 07 septembre 2008 23:06